mardi 29 avril 2014

La cup : révolution dans ton slip

Mon petit sondage n'ayant pas donné de résultats très probants (50/50, grosso modo), j'ai pris la décision arbitraire de commencer par vous parler de la cup. En plus, plus j'attends pour aborder RescueTime, plus j'aurai de données à exploiter, donc c'est tout bénef.
Trigger warning (c'est la mode) : cet article va parler de règles (forcément), d'appareil génital féminin et de tout ce qui va avec, dans des termes bien choisis mais parfois un peu crus (appelons une chatte une chatte), avec éventuellement un humour un peu limite, alors si vous n'avez pas envie de lire ce genre de choses, passez votre chemin. Merci 

Après vous avoir parlé nichons, il est temps de descendre d'un étage ^^
Ah, les règles... un phénomène physiologique qui touche la moitié de la population mondiale, et pourtant, on a toujours l'impression de parler de quelque chose d'abominable dès que le mot arrive dans la conversation. Regards outrés ou surnoms plus ou moins ridicules (ragnagnas, ragougnasses, indisposition et autres ours ou débarquement des Anglais - mon préféré !)... on a du mal avec ça.
En plus, ça fait mal : un peu, beaucoup, voire beaucoup trop (allez lire ceci c'est important), mais c'est rarement une partie de plaisir. Loué soit l'ami Spasfon.
Mais le souci majeur reste que c'est... fortement coloré. (Parce que non, c'est pas sale. N'empêche qu'une grosse tache rouge-marron sur un pantalon tout neuf, ça fait jamais plaisir.)
Les solutions qu'on avait jusqu'ici pour passer cette charmante petite semaine sans redécorer toute notre garde-robe et linge de maison en mode Carrie, c'était pas la joie : en gros, c'était soit la serviette qui gratte et qui pue, soit le tampon qui assèche avec sa ficelle qui va jamais au bon endroit. Le tout traité au chlore histoire que ce soit bien blanc et de gentiment nous pourrir l'abricot. (Sérieux, j'ai jamais compris l'intérêt d'avoir des protections périodiques immaculées alors que tout le monde sait dans quel état elles vont finir...).
On commençait à faire quelques progrès avec des produits non traités et/ou lavables, mais perso j'ai jamais pu trouver les premiers, et les seconds, comment dire... j'ai déjà toujours des tonnes de lessive en retard, alors ça je crois que ce serait pas gérable du tout. Il y en a aussi qui prônent le... rien du tout, disant qu'il suffit d'avoir confiance en son corps pour ne pas en mettre partout. Je trouve l'approche très intéressante, mais perso, je reste très dubitative quant à ma capacité à faire ça. Libre à vous d'essayer si ça vous chante ^^
Bref, je restais team serviettes (mais je commençais vraiment à en avoir ras le bol depuis l'introduction des serviettes parfumées, aka l'haleine de Satan) en attendant l'illumination, le Graal, le truc qui me rendrait les règles sinon agréables, au moins moins relou.
C'est alors que la cup est arrivée dans ma vie :

Alléluia, alléluia !

« Mais qu'est-ce que c'est ? » vous entends-je souffler entre deux cris d'admiration devant ce magnifique montage (merci les Monty Python).
La coupe menstruelle, donc, aussi appelée par ses noms commerciaux MoonCup, FleurCup et autres (toujours de charmantes marques à base de cup/coupe et de moon/lune ou de truc trop girly hihi, vive le marketing), pour finir par donner cup tout court, est donc une petite coupe en silicone souple (ou latex, ou autre) que l'on se place dans le vagin pour recueillir le sang menstruel. (Vous avez vu, je cause bien quand je veux, ça aurait pu être bien pire.)
Et comment ça marche ? Faciiiiile : un petit pliage savant (y'a plusieurs solutions, à vous de trouver celle qui vous convient le mieux selon votre anatomie et votre dextérité, moi je fais la deuxième), on met la bête en place, elle se déplie toute seule à l'intérieur et on l'oublie. Huit heures plus tard (en gros), on la récupère (y'a un petit coup de main à prendre mais c'est pas méchant : en gros, on pousse un peu du périnée pour la faire descendre, on suit la tige avec les doigts pour arriver à la base et la pincer. Hop, ça fait plus ventouse et ça sort tout seul), on la vide dans les toilettes/le lavabo/la douche/la nature, on la lave/rince/essuie et on la remet, et c'est reparti ! Entre deux « sessions », il suffit de la faire bouillir quelques minutes pour la stériliser.
En plus, il existe plusieurs tailles, plusieurs formes de tige (ou absence de), et même plusieurs couleurs (même si j'avoue que cette dernière option me laisse assez perplexe... enfin, si y'en a que ça amuse de se coller des paillettes dans le slip, hein...) !

United Colors of the Cup. (Source)

Avantages (sans ordre précis) :
  • Pas chiant ! On peut la garder 8h d'affilée. Et donc, la vider que 3 fois par jour. Tranquille.
  • Pas d'odeur ! Les mauvaises odeurs sont dues au contact du sang avec l'air. Là, pas de contact !
  • Pas cher ! Une cup, ça vaut dans les 15-20 € et on peut la garder une dizaine d'années. 10 ANS. Je vous laisse faire le calcul du nombre de serviettes/tampons que vous utilisez en 10 ans.
  • Pas polluant ! Rien à jeter à la poubelle, pas de tampon qui bouche les toilettes. (Pareil, vous imaginez la quantité de déchets que ça représente en 10 ans ?)
  • Pas gênant ! Une fois bien en place, on ne la sent même pas. (Ou un tout petit peu, mais ça donne comme un petit effet boule de geisha plutôt intéressant ^^)
  • Pas de fuite ! La contenance est plus que suffisante, et comme ça fait un effet ventouse, y'a rien qui peut s'échapper. Ça fait des mois que je l'utilise, et j'ai eu une seule petite fuite, parce que j'avais trop fait la grasse matinée...
Voilà, du coup vous pouvez faire du cheval, de la natation, toussa toussa, en gloussant comme dans les pubs, sans souci. Et ne plus avoir peur de pourrir votre jolie lingerie - ni de ne pas en mettre, d'ailleurs. C'est comme si les règles avaient disparu ! 

Inconvénients (franchement anecdotiques par rapport aux avantages) :
  • Faut être « à l'aise avec son corps », qu'ils disent. Sans langue de bois, ça veut dire : faut pas craindre de se mettre deux à trois doigts au réveil. Bon. Moi ça va, mais je sais qu'il y en a que ça peut gêner.
  • Ça veut aussi dire qu'on se retrouve parfois avec du sang sur les doigts. Ça fait un peu bizarre au début, mais c'est pas grave, ça pue pas, c'est le même que... ben que quand on se coupe le doigt !
  • Peut-être pas hyper confortable en cas d'irritation ou autre petit bobo mal placé... (Corollaire : on se coupe les ongles au début de la semaine, ou au moins, on fait gaffe !)
  • La cup peut appuyer un peu sur la vessie. Du coup, quand on a déjà une capacité réduite comme moi, on va pisser encore plus souvent. Mais comme ça, on peut vérifier encore plus souvent à quel point ça marche bien, zéro fuite et tout !
  • Faut quand même se concentrer un minimum sur ce qu'on fait... sinon, il arrive des accidents bêtes. Genre, la faire tomber dans les chiottes. Oui, ça m'est arrivé. *va se cacher* (Bon du coup, on nettoie, on fait bouillir, et c'est reparti ^^)
Les deux trucs qui ont fini de me convaincre : cette magnifique BD de propagande, et surtout cette vidéo de l'inénarrable Sophie-Pierre Pernaut pour Madmoizelle :


Et d'ailleurs (les grands esprits se rencontrent), Madmoizelle vient de sortir un article sur comment choisir sa cup, avec une MeLuna à gagner !
Alors, ça vous tente ou pas question ?

dimanche 27 avril 2014

▲#5▲ Souvenirs, souvenirs...

Pour le défi du jour avec Chloé, on a décidé de parler d'un souvenir d'enfance. Le problème principal pour moi étant que pour une raison ou pour une autre, j'en ai très peu - de vrais souvenirs, j'entends, parce que des choses qu'on m'a racontées par la suite, bien sûr, il y en a... mon frère explique régulièrement comment j'ai failli le tuer plusieurs fois (FAUX !), par exemple.
Et puis hier, j'ai fait une chute assez spectaculaire et j'aurais pu me faire bien mal, et mon chéri m'a fait remarquer que ça m'arrive quand même assez souvent (je me suis notamment enfoncée dans le sol chez une amie il y a quelques mois...). Le truc bien, c'est que je ne me blesse jamais vraiment. Je passe ma vie couverte de bleus, mais je ne me suis jamais rien cassé... *touche du bois*
Et du coup, il s'avère que mon premier et principal souvenir d'enfance concerne une chute, justement, et une belle... volontaire en plus, donc c'est ce que j'ai choisi de vous raconter, c'est bien dans l'esprit ^^

Je dois avoir quatre ou cinq ans et je me promène avec ma maman et mon petit frère. Je suis sur mon joli vélo rouge, lui sur son petit vélo blanc ; c'est encore le tout début alors maman reste près de lui pour l'aider. On suit la route le long de la rivière, on passe le pont et on monte un peu prendre le petit chemin qui continue sur l'autre rive. Dans la descente, je prends une belle avance. Plus loin, le chemin devient plus large et plus plat, et les haies cachent le parcours au-delà du virage. Ma maman me crie d'aller moins vite, mais je m'en fiche, j'avance, je passe le virage.
Bruit de tonnerre. En face, à quelques dizaines de mètres, un troupeau de vaches arrive en courant dans un nuage de poussière.


Elles n'ont pas l'air de vouloir/pouvoir s'arrêter ; si je reste là, je me fais piétiner ; si je fais demi-tour, pareil... pas le choix. Je saute dans le fossé. Plein d'orties.
Et je vois le troupeau passer, et derrière, l'éleveur qui les pousse... en voiture.
Après... je sais plus trop. Ma mère et mon frère avaient pu s'abriter de façon moins pénible que moi, et le type s'est pris un sacré savon, que ce soit ce jour-là ou plus tard. Et moi... j'ai passé quelques jours à me gratter, et depuis, j'ai un peu de mal avec les vaches. Comme il y en avait toujours pas très loin (Auvergne represent !), ça a évité que ça devienne une vraie phobie, mais on ne me fera jamais rentrer dans un champ avec ces bestiaux infernaux. (C'est pas la plus ridicule de mes peurs, mais je vous épargne le détail...)

Voilà, désolée pour ceux qui le connaissaient déjà, pas de scoop pour cette fois ^^ Allez voir ce que Chloé a à raconter, j'espère que ce sera plus fun !

dimanche 20 avril 2014

▲#4▲ Feelin' good

Le thème d'aujourd'hui pour le défi avec Chloé est « les choses qui font qu'on se sent bien », et cette fois je n'ai pas eu le temps de le préparer à l'avance, la semaine ayant été chargée. Je me retrouve donc à l'écrire alors que je me suis rendu compte hier soir que le congélateur avait été débranché pendant 3 jours, et on a donc jeté énormément de nourriture ce matin... et c'est typiquement un truc qui me fait me sentir très mal. En plus c'est Pâques, et c'est une date qui me rappelle toujours de mauvais souvenirs... Mais bon, je me dis que le fait de penser à des choses réconfortantes m'aidera sûrement à me sentir de meilleure humeur ! Alors c'est parti, en vrac et dans le désordre :)

  • une soirée en compagnie d'amis très chers et de bonne bouffe
  • un épisode de Doctor Who
  • un chocolat chaud (avec de la Chartreuse dedans) (j'ai pas encore essayé le combo lait végétal + Chartreuse, je m'en régale d'avance)
  • un tas de chats, avec des chats et/ou des humains (ou un chevreau !)

  • sentir l'envie de dessiner qui revient
  • conduire par beau temps, les fenêtre ouvertes et la musique à fond en chantant (quand je suis toute seule... je chante beaucoup trop faux pour faire subir ça à quelqu'un ^^')
  • un câlin avec mon chéri
  • se surprendre à aimer des trucs qu'on croyait détester (genre, les pois chiches, je suis complètement accro)
  • un bain moussant et parfumé (faut que j'aille faire un tour chez Lush, j'ai presque plus rien à mettre dans mon bain)
  • un compliment inattendu
  • la perspective de quitter bientôt cet appartement qui devient de plus en plus insupportable (même si ça me fait aussi flipper)
  • un massage
  • une nouvelle chanson préférée

  • l'inspiration qui frappe sans prévenir (mais en ayant prévu de quoi noter, sinon c'est frustrant)
  • ne plus manger de viande et réduire les produits laitiers (mon ventre me dit merci)
  • découvrir mes amis réceptifs aux mêmes problèmes que moi
  • un nouveau tatouage
  • les mines heureuses et repues (et les rots tonitruants ! ) après avoir dévoré l'un de mes petits plats (quelqu'un veut ma recette de porc au caramel ?) (oui je mange plus de viande mais j'en cuisine toujours pour les autres ^^)
  • arriver à passer outre mon introversion en discutant avec des inconnus
  • faire la vaisselle en écoutant « Highway Star » de Deep Purple (oui, c'est une activité qui m'insupporte tout le temps, mais qui devient exaltante dans ces conditions précises. Cherchez pas, moi non plus je comprends pas.)
  • profiter du soleil assise dans l'herbe

    Avec un p'tit verrre, tant qu'à faire ^^
  • un achat réjouissant (en plus j'ai eu une belle paye alors je me suis autorisé quelques craquages ces temps-ci... ça fait plaisir !)
  • plonger dans mes souvenirs d'enfance
  • un nouvel album d'un groupe adoré à écouter gratos
  • travailler (physiquement ou intellectuellement) à l'avancement d'un chouette projet
  • se sentir tout simplement bien entourée
Et... voilà, un bon échantillon de ce qui me fait du bien en général/en ce moment. On notera des éléments récurrents : les amis, la bouffe... Liste évidemment non exhaustive ! Et vous, qu'est-ce qui vous fait kiffer dans la vie ? Pour Chloé, c'est par là !

dimanche 13 avril 2014

▲#3▲ Doctor Who, la série plus grande à l'intérieur

Pour cette troisième semaine du défi d'écriture avec Chloé, on a décidé de vous parler d'une de nos séries préférées. Je vais donc vous surprendre (non) en vous présentant celle qui m'obsède depuis pas mal de temps déjà : Doctor Who. Le but étant évidemment de donner envie de la regarder à ceux qui font encore de la résistance (je vous vois, là dans le fond).

Rejoignez-nous, on vous attend avec impatienccce...
Et je vais essayer de faire ça de façon ludique et surtout en tâchant de ne pas (trop) spoiler (sur rien d'important, en tout cas, promis).
On y va ?



Doctor Who est une série britannique produite par la BBC. Ou plus exactement, deux séries : une première, diffusée à partir de 1963 et qui compte 26 saisons (!) qu'on désigne désormais sous l'appellation Classic Who, et une seconde, diffusée depuis 2005 et dont la huitième saison doit commencer en août prochain (impatience et trépignements). Remarque : je ne parlerai ici que de la nouvelle série, tout simplement parce que je n'ai pas encore attaqué l'ancienne (700 épisodes quand même, dont certains absolument introuvables... ça va demander un peu de temps et de motivation). (Donc oui, on peut faire ça, et non on n'est pas obligé de se taper tous les vieux épisodes en noir et blanc pour comprendre le truc. Attaquez en 2005, c'est fait pour - et même, il vaut mieux.)

Une telle longévité est rendue possible par une astuce scénaristique très bien pensée : quand le Docteur est grièvement blessé, il se régénère, changeant d'apparence et de personnalité, mais conservant tous ses souvenirs, ce qui permet donc de changer d'acteur. La huitième saison mettra en scène le 12e Docteur (en gros) (c'est un peu plus compliqué que ça niveau numérotation, mais on a dit pas de spoil).

Voilà déjà les 11 premiers.
8 pour la première série, 3 pour la seconde.


Avec tout ça, c'est forcément un monument de la culture britannique - d'ailleurs je me demande bien comment il est possible qu'au cours des 12 (DOUZE !!) ans que j'ai passés à étudier l'anglais et la culture des pays anglo-saxons, de la 6e au Master 2, pas UN prof n'en ait fait la moindre mention. Rien. Nada. Inconnu au bataillon. Si j'étais de mauvaise foi, je dirais que c'est le risque de faire enseigner une langue étrangère à des Français qui n'ont plus aucune connexion avec les pays dont ils parlent... (Amis profs de langues, je sais que vous valez mieux que ça. Déjà, vous avez le courage d'essayer de faire rentrer des trucs dans des crânes d'adolescents. J'applaudis le sens du sacrifice. Mais n'arrêtez jamais de voyager. Amis profs d'anglais, parlez de Doctor Who à vos élèves.) Je veux dire, le mot Whovian (fan de Doctor Who) est même dans le dictionnaire !
Fin de l'aparté agacé, excusez-moi. Bref, cette série est tout ce qu'il y a de plus british.

Bon, c'est bien joli tout ça, mais de quoi ça parle ?
 
Wikipédia nous donne un résumé tout à fait acceptable :
Cette série relate les aventures du Docteur, un extraterrestre de la race des Seigneurs du Temps (Time Lords) originaire de la planète Gallifrey et qui voyage à bord d'un TARDIS (Time And Relative Dimension In Space, ou Temps À Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale en français), une machine pouvant voyager dans l'espace et dans le temps. Particulièrement attaché à la Terre, il est régulièrement accompagné dans ses voyages par des compagnons, pour la plupart humains et féminins.
Le TARDIS du Docteur a généralement l'apparence d'une cabine téléphonique de police britannique des années 1950, le système de camouflage (permettant de fondre le vaisseau dans un élément commun au lieu et à l'époque où il se pose) étant resté bloqué lors du tout premier épisode de la série.


On a donc une base de science-fiction, mais c'est surtout une série d'aventures - ou « un conte de fées au sujet d'un homme merveilleux dans sa grosse boîte bleue », comme l'a joliment dit Neil Gaiman (qui a d'ailleurs scénarisé deux excellents épisodes) :


(Grosse boîte bleue qui est plus grande à l'intérieur, soit dit en passant, d'où le titre du présent article.)

Une remarque complémentaire mais absolument essentielle parce que ça m'agace : Doctor Who, c'est le titre de la série ; le personnage s'appelle le Docteur, tout court. (Vous me le copierez 100 fois.)

Ceci est une énorme bourde. Vilaine Amy Farrah Fowler.
(Par contre elle n'a pas tort, le Docteur aime beaucoup
Londres à l'époque contemporaine.)


Pourquoi c'est si bien ?
 
Honnêtement, je n'ai jamais rien vu qui parle aussi bien de la nature humaine. C'est curieux pour une série au sujet d'un extraterrestre, mais c'est peut-être justement ce point de vue extérieur qui permet de mieux faire passer le message. Le Docteur est fasciné par les humains, leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses en tant qu'espèce mais aussi en tant qu'individus ; c'est pour ça qu'il passe son temps à sauver la Terre (entre autres, mais quand même, c'est souvent la Terre) ; c'est aussi pour ça que le portrait qu'il en brosse est aussi juste et émouvant. Ça nous parle au niveau général, mais je crois aussi que tout un chacun peut y trouver des échos à son histoire personnelle (tout du moins, c'est mon cas), et ça c'est très fort.


Mon ami m'a demandé : « De quoi ça parle, Doctor Who ? »
J'ai répondu : « Ça parle d'un extraterrestre appelé le Docteur qui voyage à travers le temps dans un vaisseau spatial qui ressemble à une cabine téléphonique de police, qui sauve des gens et d'autres extraterrestres avec l'aide de ses compagnons et d'un outil appelé le "tournevis sonique". »
Je voulais dire : [je laisse tomber le Caps Lock, vous m'en voudrez pas] « Ça parle de l'amitié et du courage et de l'amour et de la perte, et de la vie et de la mort, et du pardon et de la culpabilité, et du fait d'être humain, d'être moins qu'humain et parfois un peu plus qu'humain, du talent et de l'intelligence et parfois d'un peu de chance, de trouver l'extraordinaire dans ce qui semble ordinaire, de regarder le ciel et de se rendre compte qu'on fait partie d'un univers invraisemblablement magnifique et mystérieux et qu'on a beau être très malin, on ne connaît pas toutes les réponses. Ça parle de regarder au fond de soi et de se rendre compte qu'on est bien plus que ce que notre vie dit de nous en apparence : on n'est pas une vendeuse, on n'est pas un bon médecin, on n'est pas une intérimaire, on n'est pas une petite fille qui doit grandir ni un garçon qui pense que l'amour de sa vie aurait pu trouver mieux ; on est à la fois la personne la plus importante de la création et la chose la plus insignifiante au monde, et c'est fantastique de pouvoir choisir entre les deux à tout moment. Ça parle d'accepter ses ténèbres intérieures pour pouvoir se dresser dans la lumière de sa vérité. Ça parle d'avoir le courage de faire ce qu'il faut, même quand tous les autres s'enfuient. Voilà, c'est de ça que ça parle, Doctor Who. »

 
Chaque épisode est capable de vous faire passer du rire aux larmes en une fraction de seconde, chaque fin de saison me met dans des états émotionnels inimaginables (astuce : si vous voulez faire crier/pleurer un Whovian, dites-lui juste « Pandorica », déluge assuré).

La musique est fantastique, les acteurs sont formidables (David Tennant ♥ ♥), les scénarios sont tarabiscotés à un point... (amis des retournements de situation complètement inattendus, vous allez être servis !) C'est beau, c'est drôle, c'est triste, c'est merveilleux, c'est tragique... c'est la vie, quoi !

Les situations les plus improbables sont toujours amenées de façon tout à fait cohérente (c'est ça, le côté conte de fées : vu de l'extérieur, c'est n'importe quoi, mais dans cet univers, ça colle parfaitement et on y croit) :

Doctor Who. Parce que sinon, comment imaginer la reine Néfertiti,
un chasseur de gros gibier de 1902 et M. Weasley
dans un vaisseau spatial avec des dinosaures,
et pleurer parce qu'un tricératops qui aimait
aller chercher des balles de golf a été tué par Rusard ?

Ah oui, les fans des films Harry Potter ne seront pas trop dépaysés, ils retrouveront une bonne partie du casting. (Il y a un meme récurrent sur Tumblr disant qu'en Grande-Bretagne, ils ont six acteurs et les réutilisent tout le temps... c'est pas complètement faux.)

Un petit bémol, peut-être : la première saison de 2005 peut paraître un peu cheap, un peu bof... ça démarre doucement, quoi. Mais elle est essentielle pour comprendre la suite, et je vous garantis que vous serez complètement accros (sans C) dès le début de la saison 2.

D'ailleurs on accuse souvent les ennemis du Docteur, notamment les Daleks, de ne pas être assez effrayants justement parce qu'ils font cheap/ qu'ils ont l'air sortis des années 60. C'est peut-être l'impression qu'on a quand on regarde un épisode par-ci par-là en passant, mais je vous jure que si vous suivez l'histoire dans l'ordre, les Daleks vont vous faire flipper, promis. Et c'est valable pour toutes ces histoires de costumes et maquillages moches/pas crédibles, etc. Quand on est dans le bain, tout passe. Et les petits défauts sont souvent justifiés avec humour, en plus

Bref, c'est une série différente. Ça ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà pu voir, et tout vous paraîtra plus fade après (désolée). C'est différent au point que le Docteur n'a pas d'arme. Non messieurs-dames, il a un tournevis sonique. Comme l'a dit Steven Moffat (le showrunner actuel) :
Quand ils ont conçu ce héros en particulier, ils ne lui ont pas donné un flingue, mais un tournevis, pour réparer les choses. Ils ne lui ont pas donné un tank, un vaisseau de guerre ou un chasseur X-wing, mais une cabine téléphonique, d'où on peut appeler au secours. Et ils ne lui ont pas donné un super-pouvoir, des oreilles pointues ou un rayon ardent, mais un cœur supplémentaire. Ils lui ont donné deux cœurs. Et ça, c'est extraordinaire ; le jour où nous n'aurons pas besoin d'un héros comme le Docteur n'arrivera jamais.

Et franchement (attention, minute mystique en approche), comment dire... c'est une série qui rend meilleur. Ça fait de vous une meilleure personne. Ça vous apprend à avoir confiance en vous, en vos amis ; à vous dépasser ; à vous émerveiller devant le monde qui vous entoure et l'univers que vous n'arrivez même pas à imaginer. Ça vous fait vous sentir tout petit et en même temps essentiel. C'est assez prodigieux, quand on y pense.

Elle vous permettra aussi de comprendre la physique quantique. Sans rire. Vous allez apprendre plein de trucs dans plein de domaines sans même vous en rendre compte. On rencontre Shakespeare, Dickens, Van Gogh (gros potentiel de chialade aussi devant n'importe quel tableau de Van Gogh ensuite)...

Enfin bref, quand vous aurez tout vu et que vous rongerez votre frein en attendant la suite, vous pourrez regarder Torchwood, le spin-off à propos de l'équipe du merveilleux Capitaine Jack Harkness (♥ ♥). L'esprit est assez différent ; pour le coup, ça ressemble beaucoup plus à une série américaine, c'est plus violent, plus sexy... mais c'est très sympa.

Ô capitaine, mon capitaine !
(Hum, pardon.)


Alors, prêts à embarquer à bord du TARDIS ? Commencez par faire un tour à Sunnydale : Chloé a choisi de vous parler de Buffy contre les vampires !


mercredi 9 avril 2014

La dictée corrigée

Voilà, les corrigés de la dictée et du QCM des Timbrés de l'orthographe sont en ligne. C'est pas vraiment brillant... 7 à 10 fautes à la dictée (selon leur façon de compter), 4 aux questions... Et il va falloir attendre un moment pour être fixée : l'an dernier, les résultats étaient tombés fin mai !

Enfin, si vous voulez jouer (ou compatir... ou me prendre définitivement pour une cinglée !), lancez la vidéo et essayez aussi ! C'est par ici que ça se passe.

mardi 8 avril 2014

Des livres d'art gratos !

Qui c'est qui vient de se télécharger 50 ebooks d'art gratos (et en toute légalité) ? C'est bibi !
Je suis tombée sur un plan en or (enfin, plusieurs même), alors je résiste pas à l'envie de vous en parler, je sens que ça va en intéresser plus d'un. Je vous préviens, c'est (presque) tout en anglais, bien sûr... mais bon, c'est les images le plus intéressant, forcément !

Plusieurs musées ont numérisé d'anciennes publications qui ne sont plus imprimées depuis longtemps et les ont mises en ligne, libres d'accès pour tout un chacun.
Je suis allée faire mon marché chez :
  • le Getty : assez varié, pas mal de choses sur l'Antiquité et la Renaissance, sur environ 250 titres. Il y a aussi une grosse sélection sur les techniques de conservation, pour ceux que ça intéresse (rubrique « Conservation Institute »). Je me suis fait plaisir sur les enluminures, la calligraphie et les arts déco.
  • le MET : très très bien fourni, avec près de 400 titres (!), y'a vraiment de tout, notamment une belle sélection sur la mode (coucou Chloé). Là, j'ai pioché dans les enluminures toujours, les armes et armures médiévales (ça va servir pour le boulot, ça), les arts sacrés et l'art japonais (très bien fourni).
  • le Guggenheim (consultation simple ou téléchargement) : beaucoup plus axé moderne/contemporain, forcément, avec énormément de livres sur Kandinsky (coucou Clem), mais aussi Klimt, Munch...  un peu moins de 200 titres dispos sur Archive.
Une des petites merveilles dispos au MET.
Finalement je me dis que j'ai été très raisonnable d'en prendre que 50 ! J'y reviendrai sûrement quand j'aurai épluché tout ça...
Si vous avez d'autres plans de ce genre, n'hésitez pas !

dimanche 6 avril 2014

▲#2▲ Haiku printanier

Préambule : la dictée d'hier s'est plutôt bien passée, un grand moment de n'importe quoi avec un texte de Daniel Picouly sur... les fautes d'orthographe. Après vérification des (nombreux) mots qui m'ont posé problème, j'ai dû faire au moins 6 fautes. Il s'avère que je sais écrire « pithécanthrope » mais pas « artichaut » (j'ai mis un D)... Affaire à suivre ! Je vous donnerai le lien vers la vidéo et le corrigé quand ils seront en ligne, vous allez vous marrer.

Passons au vif du sujet : la deuxième semaine du défi d'écriture avec Chloé ! Quelque chose d'un peu particulier cette fois : un haiku et une photo.

Le haiku (俳句) est une forme de poésie japonaise très codifiée. Wikipédia vous donnera les détails, mais en gros, en français, on se contente d'un poème de 3 vers comptant 5, 7 et 5 syllabes, avec une notion de saison.

Bien évidemment, le thème choisi ici est le printemps, et je crois qu'on a bien fait de le faire cette semaine : il a fait très beau, un temps idéal pour se balader et prendre quelques clichés en tombant par hasard sur un arbre en fleurs...

Voici donc ma petite participation :


Pour ceux qui se posent la question, le hanami (花見) est une coutume japonaise qui consiste pour l'essentiel à fêter l'arrivée du printemps en pique-niquant sous les cerisiers en fleurs. C'est quelque chose qui me plaît beaucoup, j'aimerais bien que ça se fasse plus par chez nous !

Par contre je dois bien avouer mon ignorance quant à l'arbre de la photo... cerisier, prunier, abricotier, pêcher, ils se ressemblent tous beaucoup et je ne m'y connais pas assez pour faire la différence ! S'il y a des spécialistes dans l'assistance, j'ai fait un gros plan sur les fleurs :


Et vous, ça vous dit un pique-nique sous les arbres ? En attendant, foncez lire le haiku de Chloé !

jeudi 3 avril 2014

Super-Besch à la rescousse !

C'est sans doute un peu ridicule et présomptueux de dire ça comme ça, mais j'ai toujours été douée en orthographe (et ce qui va avec : grammaire, conjugaison... enfin, langue française, quoi, toutes considérations stylistiques mises à part). Mieux, j'adore ça - et tant mieux, c'est quand même une composante essentielle de mon métier ! Abonnée aux 20/20 en dictée, je participais aux Dicos d'Or de Bernard Pivot au collège (comme tout mon collège, en fait, on n'avait pas le choix... mais j'ai eu droit 4 ans de suite aux finales départementale et régionale, et en 3e, j'avais même été sélectionnée pour la finale nationale... et j'avais raté mon train). Je dois d'ailleurs à ce concours une bonne partie de ma collection de dictionnaires... J'ai voulu m'y remettre il y a quelques années, mais j'ai appris à mon grand désarroi que ça n'existait plus. Heureusement, les Timbrés de l'orthographe ont récemment pris le relais. L'an dernier, pour ma première participation, j'ai aussi été sélectionnée pour la finale à Paris... et l'arrivée impromptue de monsieur Salem m'a empêchée de prendre ma journée. Je retente le coup cette année ; l'épreuve régionale a d'ailleurs lieu ce samedi.

Bref, avec tout ça, je me retrouve régulièrement à corriger les textes de mes amis, que ce soient les publications du blog de Color-Mania (tâche dont je ne m'acquitte pas aussi régulièrement que je le devrais, mais je m'efforce tout de même d'y passer de temps en temps), les CV et lettres de motivation des copines ou les mails pro de mon Ours... et finalement, il y a quelques mois (années ?), au détour d'une conversation qui a dégénéré (comme souvent) et dont le sujet initial m'échappe totalement, je me suis retrouvée affublée du surnom de Super-Besch. Diminutif de Bescherelle, bien sûr. J'ai bien protesté au début, et puis finalement... je m'y suis faite. C'est quand même marrant, non ?

Cette longue introduction pour vous présenter ce qui suit : une liste de 5 fautes de français que je lis régulièrement et qui m'exaspèrent au plus haut point, avec des explications et des astuces pour ne plus les faire. J'en ferai peut-être une rubrique récurrente du blog, je ne sais pas encore, ça dépendra des horreurs que je lirai... et de l'accueil que vous réserverez à ce premier essai, bien sûr.

Allez, c'est parti, on balance.

1. Au jour d'aujourd'hui

La faute : Ce n'est pas vraiment une faute à proprement parler, mais une expression redondante particulièrement agaçante. Le Gorafi envisage même d'instaurer des sanctions.
Il est d'ailleurs précisé dans cet article qu'il s'agit d'une « tautologie doublement redondante ». Pourquoi ? Tout simplement parce qu'« aujourd'hui » veut déjà dire deux fois la même chose ! Ce mot vient de l'expression « au jour d'hui », où « hui » signifie déjà « en ce jour » (du latin hodie, contraction de hoc die)... C'est fou, non ?

Le remède : l'Académie française propose de dire simplement « aujourd'hui » ou « ce jour », voire « ce jour d'hui », vieillot mais tellement classe. On a aussi « à présent », « désormais », « dorénavant », selon le contexte...

Et aussi : « le mois d'avril », « l'année 2014 », c'est la même chose : est-ce que vous diriez « le jour de jeudi » ? Non, alors dites simplement « avril » et « 2014 ». (Je dois avouer que celle-ci, je la fais aussi, mais je fais tout mon possible pour éviter.)

2. Une tentacule

La faute : « tentacule » est un nom masculin, or on le retrouve très (trop !) souvent au féminin. Pourquoi ? J'avoue que je n'en ai pas la moindre idée. Peut-être par analogie avec « molécule » et « majuscule » ?

Le remède : mieux vaut la preuve par l'exemple. Invoquez Cthulhu, il va vous expliquer. Ou libérez le Kraken, comme vous préférez.
Ou dites-vous juste que c'est comme « véhicule » et « crépuscule ».

Ex. : les glorieuses glorieux tentacules de Cthulhu. (Source)

3. Accroc à la drogue/au foot/au tricot

La faute : confusion entre « accroc » (petite déchirure sur un tissu) et « accro » (dépendant, addict en bon franglais).
 
Dans ce cas précis, il y a possibilité de jeu de mots.
Mais j'en doute. (Screenshot perso)

« Accro » est ici l'apocope d'« accroché » (lui-même traduction littérale de l'anglais hooked), et en aucun cas un emploi figuré du mot « accroc ». Racines communes, sens très différents.

Le remède : si vous avez un doute et que vous avez peur de me vexer vous tromper, dites autrement. Pour la drogue, le suffixe -omane est votre ami, et c'est quand même plus classe. Pour les passions débordantes, eh bien, dites « passionné » ou « fan » !

4. La gente féminine/masculine/équine

La faute : confusion, hélas très très très répandue, entre la « gent » (population) et l'adjectif « gente » (gentille ou noble), probablement due au fait qu'on associe le féminin au E final. Attention : à l'oral, le T final ne se prononce pas ! (J'ai souvent envie de faire manger leur micro aux journalistes quand j'entends ça.)

Le remède : apprenez par cœur la phrase : « la gent féminine n'est pas composée que de gentes dames. » Facile !

 
5. Salut, sa va ?

La faute : celle-là, je ne comprends même pas comment elle est possible. Encore, il y a quelques années, quand le Ç était difficile à trouver sur nos vieux portables à touches, à la rigueur. Mais sur ordinateur ou smartphone, aucune excuse !
« Ça » est un pronom démonstratif, forme raccourcie de « cela ». (C'est aussi un concept en psychologie, mais les gens capables de l'employer font rarement la faute.)
« Sa » est un adjectif possessif de la 3e personne du singulier, placé devant un nom féminin. (Et aussi une langue du Vanuatu, mais même remarque que ci-dessus.)
Ils ne peuvent pas s'utiliser l'un pour l'autre et n'ont tout simplement rien en commun à part leur prononciation.

Le remède : si vous pouvez remplacer par « cela », écrivez « ça » ; si vous pouvez remplacer par « ma » ou « ta », écrivez « sa » !
Simple. Merci Tristan pour l'illustration. (Source)
En plus je viens de regarder Sherlock, ça tombe à pic.

mardi 1 avril 2014

Quote quote quote

Je suis depuis un moment le blog de l'écrivain Lionel Davoust, mais je n'ai pas encore fini de rattraper mon retard sur les archives.
Ce matin, je tombe sur ceci : 
Vous n’êtes pas forcément bon du premier coup, mais ON S’EN FOUT. Ce qui compte, ce n’est pas d’écrire merveilleusement bien – du moins, la première fois. Ce qui compte, c’est d’écrire. C’est mauvais, vous vous relisez et vous avez envie de vous enfoncer des aiguilles dans les yeux, vous grimacez devant vos lignes de dialogue ? Félicitations, c’est le métier. Tous les auteurs, même et surtout les pros, ont des moments comme ça. Le bonheur, avec l’écriture, c’est qu’on peut – qu’on doit – retravailler. On peut reprendre, encore et encore, jusqu’à ce que ça sonne juste, que ça rende bien, qu’on soit content. Ce qui compte, dans le premier jet, dans l’écriture, c’est de mettre de foutus mots sur le papier ou le clavier. Vous jugerez plus tard. Ensuite, toujours ensuite. Et plus vous écrirez, plus vous pratiquerez, plus vous prendrez de risques. Et plus vous prendrez de risques, meilleurs vous serez.

Ça me paraît tout à fait adapté à mes questionnements actuels, et surtout très motivant. Et adaptable à tous les domaines, en plus.